Principe des lectures agrégées
Les lectures agrégées consistent à regrouper des annonces résidentielles selon des périmètres larges ou des catégories globales afin de produire une vision synthétique. À Tunis, ce type de lecture repose exclusivement sur des données de visibilité et non sur une observation exhaustive du parc résidentiel. L’agrégation constitue donc une opération informationnelle qui simplifie la réalité observée.
Hétérogénéité intra-urbaine masquée
L’agrégation tend à masquer la diversité des situations résidentielles existant à l’intérieur d’un même périmètre urbain. Des districts, des quartiers ou des ensembles résidentiels distincts peuvent être regroupés sous une même catégorie agrégée, effaçant les différences de formes bâties, de statuts ou de pratiques de publication visibles dans les annonces.
Effets de composition et biais de visibilité
Les résultats issus d’une lecture agrégée sont fortement influencés par des effets de composition. Les secteurs plus visibles sur les plateformes peuvent dominer la représentation globale, tandis que des segments faiblement publiés ou absents restent invisibles. Cette dominance ne reflète pas une réalité résidentielle globale, mais un biais de visibilité amplifié par l’agrégation.
Limites interprétatives de l’agrégation
Utiliser des lectures agrégées pour interpréter la structure du résidentiel à Tunis conduit à des généralisations non fondées. L’agrégation ne permet ni de caractériser des sous-ensembles précis, ni d’inférer des dynamiques locales. Elle définit uniquement un niveau de lecture simplifié, dont les limites doivent être explicitement reconnues pour éviter des conclusions erronées.
