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Maârif vs Anfa : deux logiques résidentielles à Casablanca

Proximité géographique, fonctions urbaines distinctes

Last updated: 2026-01

Pourquoi Maârif et Anfa sont souvent confondus

Maârif et Anfa sont fréquemment regroupés dans les lectures rapides du marché résidentiel casablancais. Leur proximité spatiale, leur situation centrale et leur forte visibilité médiatique contribuent à une perception d’homogénéité. Pourtant, une analyse structurelle montre que ces deux quartiers remplissent des fonctions résidentielles différentes au sein de la ville.

Comparer Maârif et Anfa permet de mettre en évidence les limites des assimilations fondées uniquement sur la centralité.

Insertion urbaine et rôle fonctionnel

Anfa s’inscrit dans un tissu urbain central historiquement consolidé, fortement intégré aux fonctions tertiaires, administratives et commerciales. Le quartier participe à une centralité résidentielle stabilisée, caractérisée par une continuité urbaine marquée.

Maârif, bien que central, joue un rôle plus mixte. Le quartier combine des fonctions résidentielles, commerciales et artisanales, avec une intensité d’usages plus fragmentée. Cette mixité fonctionnelle influe directement sur la structure du marché résidentiel local.

Formes bâties et morphologie résidentielle

Le parc résidentiel d’Anfa est majoritairement composé d’immeubles collectifs intégrés dans un tissu dense et relativement homogène. Cette morphologie favorise une lisibilité spatiale et une continuité des formes résidentielles.

À Maârif, les données issues du dataset d’annonces immobilières analysé pour Casablanca montrent une plus grande diversité morphologique. Le quartier combine des immeubles anciens, des constructions de générations intermédiaires et des ensembles plus récents, souvent imbriqués avec des activités non résidentielles.

Usages résidentiels et continuité d’occupation

Anfa se caractérise par des usages résidentiels largement continus, soutenus par la centralité fonctionnelle et la présence de services de proximité. Les logements y sont majoritairement occupés de manière durable.

Maârif présente des usages plus hétérogènes. La coexistence d’activités économiques et résidentielles engendre des profils d’occupation plus variés, avec une rotation plus visible dans certaines parties du quartier.

Ce que révèle la comparaison Maârif vs Anfa

Assimiler Maârif et Anfa revient à ignorer les différences de fonctions urbaines, de morphologie du bâti et d’usages résidentiels. Cette comparaison montre que la centralité, à elle seule, ne suffit pas à définir un sous-marché résidentiel homogène.

Elle met en évidence la nécessité de distinguer les logiques internes aux quartiers pour éviter les lectures excessivement agrégées du marché résidentiel de Casablanca.

Frequently Asked Questions

01Pourquoi Maârif et Anfa sont-ils souvent perçus comme similaires ?

02Les usages résidentiels sont-ils comparables dans les deux quartiers ?

03Que montre cette comparaison sur la lecture du marché résidentiel ?

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