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Assimilation spatiale entre quartiers

Quand la proximité géographique masque des différences structurelles

Last updated: 2026-01

Pourquoi l’assimilation spatiale est une erreur fréquente

Dans la lecture du marché résidentiel de Casablanca, la proximité géographique entre quartiers est souvent interprétée comme un signe de similarité fonctionnelle. Cette assimilation spatiale conduit à regrouper des zones distinctes sous une même lecture analytique, au motif qu’elles sont contiguës ou perçues comme appartenant à un même ensemble urbain.

Cette approche néglige le fait que la proximité spatiale ne garantit ni des usages résidentiels comparables ni des logiques de marché similaires.

Proximité géographique et discontinuités fonctionnelles

À Casablanca, des quartiers séparés par quelques axes ou frontières urbaines peuvent relever de sous-marchés résidentiels distincts. Ces discontinuités sont liées à la morphologie du bâti, à l’histoire de l’urbanisation et aux fonctions urbaines dominantes.

L’analyse du dataset d’annonces immobilières montre que des quartiers proches présentent souvent des profils de visibilité et de typologies très différents, révélant des logiques de fonctionnement non interchangeables.

Effet des lectures cartographiques simplifiées

Les cartes et regroupements spatiaux utilisés dans les analyses institutionnelles ou médiatiques favorisent une lecture continue de l’espace urbain. Cette continuité visuelle encourage l’assimilation de quartiers adjacents, sans interrogation sur leurs usages réels.

Ces lectures cartographiques simplifiées produisent des zones analytiques artificielles, qui ne correspondent pas aux frontières fonctionnelles du résidentiel.

Assimilation spatiale et biais des données visibles

Les données issues des annonces immobilières accentuent le risque d’assimilation spatiale. Les segments les plus visibles tendent à dominer la représentation d’un périmètre élargi, masquant les différences internes entre quartiers.

Un quartier à forte rotation résidentielle peut ainsi projeter ses caractéristiques sur des zones voisines plus stables, faussant la lecture globale.

Conséquences analytiques de l’assimilation

L’assimilation spatiale conduit à des comparaisons inappropriées, à des généralisations excessives et à une mauvaise identification des sous-marchés. Elle efface les ruptures structurelles qui expliquent pourtant les différences de fonctionnement résidentiel.

À Casablanca, ce biais est particulièrement marqué dans les zones urbaines denses, où la juxtaposition de tissus hétérogènes est fréquente.

L’assimilation spatiale comme frontière analytique

Dans une lecture institutionnelle rigoureuse, l’assimilation spatiale doit être identifiée comme une limite analytique. Elle rappelle que la proximité géographique ne constitue pas un critère suffisant pour définir un périmètre d’analyse résidentielle pertinent.

Reconnaître cette limite permet de replacer l’analyse sur les usages, les formes bâties et les temporalités d’occupation, plutôt que sur la seule continuité spatiale.

Frequently Asked Questions

01Pourquoi des quartiers proches ne fonctionnent-ils pas comme un même marché ?

02Les données d’annonces favorisent-elles l’assimilation spatiale ?

03Comment éviter l’assimilation spatiale dans l’analyse ?

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