Pourquoi les typologies de logements sont souvent mal comprises
Les typologies de logements à Casablanca sont fréquemment réduites à des catégories simplifiées, telles que appartements, villas ou résidences fermées. Cette classification, largement utilisée dans les annonces immobilières, masque toutefois des différences structurelles importantes liées aux formes bâties, aux usages résidentiels et à l’insertion urbaine.
Une lecture rigoureuse du marché résidentiel nécessite de dépasser ces catégories descriptives pour analyser les logiques qui structurent réellement le parc de logements.
Immeubles collectifs intégrés au tissu urbain
Les immeubles collectifs constituent une part centrale du parc résidentiel casablancais, en particulier dans les quartiers historiques et centraux. Ces logements sont intégrés dans un tissu urbain dense, mixte et ancien, favorisant des usages résidentiels continus.
Les données issues du dataset d’annonces immobilières analysé montrent une grande diversité de configurations internes, reflet d’une stratification progressive du bâti plutôt que d’une production standardisée.
Résidences récentes et ensembles fermés
Les résidences récentes, souvent organisées en ensembles fermés, représentent une autre typologie majeure. Elles se caractérisent par une homogénéité architecturale et une standardisation des logements, principalement observables dans les zones périphériques ou littorales.
Les annonces immobilières rendent ces logements particulièrement visibles, ce qui peut conduire à surestimer leur poids relatif dans l’ensemble du parc résidentiel.
Maisons individuelles et formes intermédiaires
Les maisons individuelles et les formes intermédiaires occupent une place plus limitée mais structurellement significative. Leur présence est souvent liée à des tissus urbains spécifiques ou à des héritages fonciers anciens.
Ces typologies sont moins fréquemment représentées dans les annonces, ce qui contribue à leur sous-représentation dans les lectures basées uniquement sur les données visibles.
Typologies apparentes et usages résidentiels réels
Une même typologie apparente peut correspondre à des usages résidentiels très différents. Des appartements similaires en surface ou en configuration peuvent être occupés de manière permanente, intermittente ou transitoire selon leur localisation et leur insertion urbaine.
Assimiler typologie de logement et usage résidentiel constitue l’une des erreurs les plus fréquentes dans l’analyse du marché résidentiel.
Limites des classifications fondées sur les annonces
Les plateformes d’annonces structurent l’information selon des catégories standardisées, utiles pour la recherche mais insuffisantes pour l’analyse structurelle. Elles privilégient les typologies comparables et visibles, au détriment de la complexité réelle du parc résidentiel.
Une lecture méthodologique des typologies permet de réintroduire cette complexité et d’éviter les interprétations excessivement homogènes.
