Pourquoi comparer Aïn Diab et Anfa pose problème
Aïn Diab et Anfa sont fréquemment rapprochés dans les lectures simplifiées du marché résidentiel casablancais. Cette assimilation repose souvent sur une proximité spatiale partielle et sur des représentations symboliques communes. Pourtant, une analyse structurelle montre que ces deux zones remplissent des fonctions résidentielles différentes et répondent à des logiques urbaines distinctes.
Cette page vise à expliciter ces différences afin d’éviter les erreurs de lecture liées aux comparaisons hâtives.
Position urbaine et rôle dans la structure de la ville
Anfa s’inscrit dans un tissu urbain central et consolidé. Le quartier participe historiquement à la centralité résidentielle de Casablanca, avec une forte intégration aux fonctions commerciales, administratives et de services. Aïn Diab, en revanche, occupe une position périphérique littorale, structurée par son rapport au front de mer et par des usages résidentiels plus discontinus.
Cette différence de positionnement influence directement la manière dont les logements sont utilisés et perçus au sein de l’espace urbain.
Typologies de logements et formes bâties dominantes
À Anfa, le parc résidentiel est majoritairement composé d’immeubles collectifs, intégrés dans un tissu dense et ancien, avec une diversité de surfaces et de configurations. Cette densité favorise des usages résidentiels permanents et une rotation relativement stable des occupants.
Aïn Diab présente une combinaison plus hétérogène de typologies, incluant des résidences récentes, des ensembles fermés et des logements orientés vers des usages intermittents. Cette hétérogénéité rend toute généralisation particulièrement trompeuse.
Usages résidentiels et temporalité d’occupation
Les usages résidentiels constituent l’un des principaux points de divergence entre les deux zones. Anfa est caractérisé par une occupation continue, liée à sa centralité et à son accessibilité. Aïn Diab connaît des formes d’occupation plus variables, influencées par la saisonnalité, la localisation littorale et la vocation de certains ensembles immobiliers.
Confondre ces temporalités conduit à des interprétations erronées de la structure réelle du marché résidentiel.
Pourquoi l’assimilation entre Aïn Diab et Anfa est trompeuse
L’erreur la plus fréquente consiste à regrouper Aïn Diab et Anfa dans une même catégorie résidentielle en raison de leur image ou de leur proximité géographique. Or, leurs différences en termes de morphologie urbaine, d’usages et de continuité résidentielle montrent qu’ils appartiennent à des sous-marchés distincts.
Cette assimilation masque les frontières analytiques internes à Casablanca et illustre les limites des lectures agrégées du marché.
