Visibilité du marché et périmètre observable
Dans le résidentiel urbain de , la visibilité du marché repose principalement sur des dispositifs de publication et de diffusion d’annonces. Ces dispositifs rendent observables certaines situations résidentielles, sans prétendre couvrir l’ensemble du parc existant. La visibilité constitue ainsi un périmètre partiel, dépendant de choix de publication, de rotation et de formalisation.
Le risque apparaît lorsque cette visibilité est interprétée comme une représentation exhaustive du résidentiel urbain.
Confusion entre visibilité et existence
Une mauvaise lecture de la visibilité du marché consiste à assimiler ce qui est observable à ce qui existe effectivement. Les biens non publiés, non formalisés ou faiblement exposés demeurent en dehors du champ visible, sans pour autant être absents du tissu résidentiel.
Cette confusion introduit un biais structurel dans l’analyse, en surpondérant les segments les plus visibles au détriment de configurations moins exposées.
Effets de rotation et de répétition
La visibilité est également influencée par des effets de rotation et de répétition des annonces. Certains biens peuvent apparaître de manière récurrente, donnant l’impression d’une abondance ou d’une persistance, alors qu’il s’agit d’un effet de surface lié aux mécanismes de publication.
Ces effets accentuent le risque d’interprétation erronée lorsque la fréquence d’apparition est confondue avec une mesure de stock ou de structure du marché.
Portée analytique des risques de visibilité
Pour une lecture institutionnelle, les risques de mauvaise lecture de la visibilité du marché signalent des limites informationnelles majeures. Ils rappellent que les données visibles décrivent un champ d’observation restreint, façonné par des dispositifs spécifiques.
Ces risques doivent être compris comme des avertissements analytiques, invitant à distinguer clairement visibilité, existence et structure réelle du résidentiel urbain.
